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Microsoft arrête l’Azure VMware Solution avec licence incluse, et le VCF de Broadcom devient la seule porte d’entrée

Microsoft a annoncé le 20 août 2026 la fin de la version licence-incluse d’Azure VMware Solution : plus de ventes après le 31 octobre 2026, et bascule obligatoire vers un modèle BYOL VCF avant le 30 août 2027. Pour les clients, c’est la dernière sortie sans passer par le bundle VMware Cloud Foundation.

Une rangée de modules serveur dans une baie, tous identiques, un seul verrou de rack retiré et posé à côté, sa fente éclairée d’un point ambre.

20 août 2026. Microsoft annonce l’arrêt de la version licence incluse d’Azure VMware Solution (AVS). 31 octobre 2026. Les ventes de cette offre cessent. 30 août 2027. Les clients doivent avoir basculé vers un modèle BYOL adossé à VMware Cloud Foundation (VCF), sous peine d’interruption de service.

Pour un responsable cloud, la nouvelle tient en une phrase : la dernière porte d’entrée vers VMware sans passer par le grand bundle de Broadcom est en train de se fermer, et la facture comme l’architecture doivent être revues d’ici 2027.

Ce que AVS était, et ce que Broadcom en a fait

Azure VMware Solution est l’offre historique de Microsoft pour qui veut du VMware managé dans Azure : vCenter, vSAN, vSphere et NSX, licences comprises, exploités par Microsoft. C’était l’alternative pour les organisations qui voulaient rester sur VMware sans sauter vers VCF — le bundle unique sur lequel Broadcom a recentré toute sa stratégie depuis le rachat.

La nuance qui compte : AVS n’inclut pas le SDDC Manager, l’outil de gestion centralisée par lequel Broadcom assemble ses produits en cloud hybride dans VCF. AVS était donc, structurellement, un chemin hors VCF — et c’est précisément ce que Broadcom ne veut plus laisser ouvert.

Depuis le rachat, Broadcom a fait du VCF l’unique axe commercial : plus de produit de virtualisation d’entrée de gamme vendu seul, et — décision annoncée fin 2025 — l’interdiction pour les partenaires hyperscalers de vendre des licences VMware. Concrètement, Microsoft, Google Cloud et les autres doivent désormais exiger de leurs clients qu’ils apportent leurs propres licences VCF. La bascule d’AVS vers le BYOL est l’application directe de cette règle chez Microsoft.

Le calendrier, en clair

L’annonce de Microsoft se décompose en deux échéances qu’il ne faut pas confondre. La première, le 31 octobre 2026, est la fin des ventes de la version licence incluse. La seconde, le 30 août 2027, est la fin de l’exploitation : les environnements existants ne fonctionneront plus s’ils n’ont pas migré vers AVS VCF BYOL.

Le conseil de Microsoft est explicite et inhabituellement direct : « prévoyez suffisamment de temps pour acheter les licences VCF auprès de Broadcom et mener la transition », et « commencez immédiatement à évaluer vos environnements AVS actuels ». La formulation « éviter une interruption de service le 31 août 2027 » dit ce que l’annonce édulcore : c’est une échéance ferme, pas une recommandation.

Pour les clients concernés, le travail ne commence pas le jour de la bascule. Il commence par un inventaire : quels environnements tournent encore sur AVS, quelle charge y est hébergée, et combien de temps une migration prend réellement. Un parc VMware managé ne se déplace pas en un trimestre, surtout quand la destination impose un changement de modèle de licence en plus d’un changement d’infrastructure.

Le vrai coût est le VCF, pas Azure

Le point de bascule financier n’est pas le cloud : c’est la licence. Broadcom exige le VCF comme seul ticket d’entrée, et le VCF se facture par cœur, avec des minimaux qui changent la donne pour les parcs moyens. Un cluster de quelques hôtes qui tournait sur une licence vSphere simple se retrouve à devoir financer une suite complète, facturée sur 16 cœurs par socket au minimum, en abonnement.

La conséquence est un calcul que chaque client AVS doit faire à tête reposée avant 2027 : rester sur VMware via VCF BYOL, ou sortir de VMware au profit d’une alternative. Ce n’est pas la première fois que le parc concerné est poussé à ce choix — Broadcom a déjà provoqué deux vagues de discontinuité chez les fournisseurs cloud de plus petite taille, et Allstate a quitté Broadcom en dénonçant un audit de licence à la sortie. La bascule AVS étend la même pression aux clients des hyperscalers.

La question n’est pas théorique. Pour une charge d’entreprise typique sur AVS, rester signifie négocier une licence VCF, la mapper sur son parc Azure, puis opérer la transition BYOL. Sortir signifie ré-architecturer : Azure VMware Solution n’a pas d’équivalent natif un-à-un, et une migration vers des VM Azure natives, AKS ou une virtualisation KVM impose de repenser la couche d’exploitation, pas seulement de déplacer des machines virtuelles.

Ce qu’il faut faire avant la date butoir

La réponse opérationnelle se déroule en trois temps, dans l’ordre, et le premier commence maintenant.

Inventorier. Listez les environnements AVS, leurs charges, leurs dépendances réseau et leurs fenêtres de maintenance. Sans cet inventaire, aucune option ne peut être chiffrée sérieusement.

Chiffrer les deux branches. D’un côté, le coût du VCF BYOL — licence Broadcom, négociée au volume — plus le coût de la transition technique. De l’autre, le coût d’une migration de sortie, vers des VM natives Azure ou une plateforme alternative. Le chiffrage doit inclure le temps d’indisponibilité, pas seulement la licence.

Décider puis planifier à rebours. La date du 30 août 2027 est le point d’arrivée ; la décision, elle, doit être prise bien avant le 31 octobre 2026, puisque les ventes licence incluse s’arrêtent là et que tout nouveau besoin devra déjà passer par VCF. Une décision tardive réduit les options à une seule : migrer dans l’urgence.

Verdict

Si vous tournez encore sur Azure VMware Solution, la décision stratégique se prend maintenant, pas en 2027. Le 31 octobre 2026 fige le modèle de licence ; le 30 août 2027 fige l’infrastructure. Restez sur VMware uniquement si vous êtes prêt à financer le VCF au volume de votre parc — sinon, engagez une sortie vers des VM natives ou une alternative KVM pendant qu’il reste du temps pour la faire proprement.

Si vous évaluez VMware pour un nouveau projet, la question a déjà sa réponse : n’entrez plus dans un écosystème dont la seule porte est un bundle par cœur. Le signal que Microsoft envoie en fermant l’option licence incluse est sans ambiguïté — Broadcom a définitivement fait du VCF l’unique chemin d’accès à VMware, et ce chemin a un prix.

La règle à retenir : la fin de l’AVS licence incluse n’est pas une nouvelle hausse tarifaire, c’est la fermeture d’une alternative architecturale. Le VCF de Broadcom devient la seule porte d’entrée, et chaque client doit désormais choisir entre payer cette porte ou bâtir la sortie.

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