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Uptime Kuma — 90 canaux de notification et zéro facture, votre monitoring n’a plus d’excuse

Uptime Kuma atteint 89 600 étoiles GitHub en juillet 2026 avec une v2.1 qui intègre Globalping et la surveillance d’expiration de domaine. Un seul container Docker, 50 Mo de RAM et 90 canaux de notification suffisent à remplacer Uptime Robot pour quiconque a déjà un VPS.

Uptime Kuma — 90 canaux de notification et zéro facture, votre monitoring n’a plus d’excuse — illustration ETTAYEB

Uptime Kuma passe la barre des 89 600 étoiles GitHub en juillet 2026. Sa version 2.0 d’octobre 2025 a apporté le support de MariaDB et une refonte complète de l’interface ; la v2.1 de février 2026 a ajouté l’intégration Globalping pour tester depuis des dizaines de points de présence dans le monde et la surveillance d’expiration des domaines. Le projet, créé par Louis Lam sous licence MIT, ne coûte toujours pas un centime et tourne dans un seul container Docker avec 50 Mo de RAM. Si vous avez déjà un VPS et que vous ne surveillez pas vos services, vous n’avez plus d’excuse.

Ce qu’Uptime Kuma surveille vraiment

Le scope est plus large que ce qu’un outil comme Uptime Robot propose dans sa version gratuite. Uptime Kuma couvre douze types de moniteurs sans aucune limite de volume :

  • HTTP/HTTPS avec vérification de code de statut, de temps de réponse, de présence ou d’absence d’un mot-clé dans le corps de la réponse et de requêtes JSON via JSONPath pour les endpoints d’API qui renvoient un statut structuré.
  • TCP et Ping pour les services qui n’exposent pas de HTTP — bases de données, brokers MQTT, serveurs de jeux.
  • DNS avec vérification que l’enregistrement résout bien la valeur attendue, utile pour détecter un hijacking ou une erreur de propagation.
  • Docker containers directement via la socket Docker, sans avoir besoin d’exposer un port HTTP pour le monitoring.
  • Bases de données — MySQL, PostgreSQL, MariaDB, MSSQL, Oracle, Redis, MongoDB — pour vérifier que la connexion aboutit et que le service répond.
  • Certificats SSL avec alerte avant expiration, et expiration de domaine WHOIS ajoutée en v2.1.
  • Push monitors (heartbeat) pour les cron jobs, les workers asynchrones et les services internes non accessibles depuis l’extérieur.
  • Globalping — intégré depuis février 2026 — qui exécute les mêmes vérifications depuis plusieurs points de présence dans le monde, idéal pour détecter une panne géolocalisée ou confirmer qu’un service est bien accessible depuis l’étranger.

L’intervalle de vérification est configurable de 20 secondes à plusieurs heures. Le dashboard affiche des graphiques de latence et de disponibilité sur 90 jours, avec une granularité qui descend à la minute.

90 canaux de notification, et les bons

La force d’Uptime Kuma, c’est qu’il ne vous oblige pas à adopter un canal que vous n’utilisez pas. Les 90 intégrations incluent toutes les plateformes réellement déployées en 2026 :

  • Messagerie : Telegram, Discord, Slack, Microsoft Teams, Matrix, Google Chat, Rocket.Chat, LINE, WeChat, Zulip, Mattermost.
  • Push et mobile : Gotify, Ntfy, Pushover, Pushy, OneSignal, Pushbullet, Google Chat.
  • Email via SMTP, SMS via Twilio, Vonage, ClickSend, SMS Partner.
  • ITSM et on-call : PagerDuty, OpsGenie, Alertmanager, SIGNL4, Squadcast, Splunk On-Call.
  • Webhooks pour brancher n’importe quel système maison, plus le support d’Apprise qui démultiplie encore le nombre de destinations.

Chaque moniteur peut être attaché à plusieurs canaux avec des règles d’escalade — par exemple, un message Slack immédiat, et PagerDuty seulement après trois échecs consécutifs. Vous pouvez aussi configurer un cœur de notifications (heartbeat inversé) : si Uptime Kuma lui-même cesse d’émettre, un service externe comme Healthchecks.io vous prévient que votre monitoring est tombé.

Des pages de statut publiques qui ne font pas « bricolage »

Uptime Kuma embarque un générateur de pages de statut publiques ou privées. Une page de statut affiche l’historique de disponibilité des services que vous choisissez d’exposer, avec un design propre et responsive — logo personnalisable, couleurs, domaine dédié.

Les fenêtres de maintenance sont gérées nativement : vous planifiez une intervention, la page affiche « maintenance programmée » plutôt qu’une alerte rouge, et les notifications sont suspendues pendant la durée de la fenêtre. Résultat : une page de statut hébergée sur votre propre infrastructure qui ressemble à ce que proposent Better Uptime ou Statuspage d’Atlassian, sans abonnement mensuel.

Un docker-compose, cinq minutes

L’installation tient dans un fichier compose.yaml de dix lignes. La v2.x stocke tout dans SQLite par défaut ; PostgreSQL et MariaDB sont disponibles pour les volumes plus importants.

yaml
services:
  uptime-kuma:
    image: louislam/uptime-kuma:2
    container_name: uptime-kuma
    ports:
      - "3001:3001"
    volumes:
      - uptime-kuma-data:/app/data
    restart: always

volumes:
  uptime-kuma-data:
bash
docker compose up -d

Ouvrez http://localhost:3001, créez un compte administrateur, ajoutez votre premier moniteur. Cinq minutes après le git clone du projet, vous recevez des alertes.

Trois précautions de bon sens avant de passer en production :

  1. Reverse proxy SSL. Placez Nginx ou Caddy devant le port 3001 pour chiffrer l’accès au dashboard. Votre interface de monitoring contient la carte complète de votre infrastructure : la protéger derrière HTTPS est un prérequis, pas une option.
  2. 2FA. Activez l’authentification à deux facteurs dans Settings → Security. C’est natif, sans plugin.
  3. Sauvegardes. La v2.x a supprimé l’export JSON. Sauvegardez le volume Docker (/app/data) à la place — un rsync quotidien vers un stockage externe suffit. Sans sauvegarde, une corruption SQLite ou une suppression accidentelle de volume efface toute votre configuration de monitoring.

Uptime Kuma face aux alternatives payantes

Le tableau ci-dessous compare les trois options que la plupart des équipes évaluent en 2026.

CritèreUptime KumaUptime RobotBetter UptimePrix0 €Gratuit jusqu’à 50 moniteurs, puis 8 $/moisÀ partir de 24 $/moisMoniteursIllimités50 (gratuit)Selon le planLocalisationInstance unique + GlobalpingMulti-datacentersMulti-datacentersNotifications90+ canaux~10 canaux~10 canauxPage de statutIncluse, illimitéeLimitée (gratuit)IncluseOn-call / escaladePartiel (escalade simple)NonCompletDonnéesChez vousCloud (AWS)Cloud (GCP)

Uptime Kuma gagne sur le coût, le nombre de canaux et la souveraineté des données. Uptime Robot gagne sur la simplicité zéro-infra pour qui ne veut pas administrer un container. Better Uptime gagne sur l’incident management complet — rotations d’astreinte, timeline d’incident, intégration native avec les runbooks.

La différence la plus structurante reste la localisation des vérifications : Uptime Robot et Better Uptime testent vos services depuis plusieurs datacenters dans le monde, ce qu’Uptime Kuma ne fait nativement que depuis le serveur qui l’héberge. L’intégration Globalping en v2.1 comble partiellement ce trou pour les endpoints publics, mais ne remplace pas un vrai maillage de sondes propriétaires. Si votre serveur de monitoring tombe, votre monitoring tombe avec lui — c’est la contrepartie d’un outil auto-hébergé.

Ce qu’il ne fait pas, et pourquoi ça va

Uptime Kuma est un outil de disponibilité, pas une plateforme d’observabilité. Il répond à « est-ce que mon service répond ? » et « en combien de temps ? », pas à « pourquoi ? ». Il ne fait pas de métriques (CPU, mémoire, débit), pas de tracing distribué, pas d’analyse de logs. Pour ça, il vit à côté de Prometheus + Grafana ou de SigNoz, pas à leur place.

La stack typique d’une petite équipe en 2026 ressemble à ceci :

  • Uptime Kuma → vérifications externes, page de statut publique, alertes multi-canal.
  • Prometheus + Grafana → métriques internes, dashboards de performance, alertes sur seuils.
  • Loki / SigNoz → logs centralisés et tracing pour le débogage.

Les deux mondes se complètent. Une alerte Uptime Kuma dit « le service est down » ; Grafana vous dit « la RAM a saturé 4 minutes avant ».

Verdict

Prenez Uptime Kuma si vous avez déjà un VPS — même un modeste 2 vCPU / 2 Go à 5 € par mois — et que vous voulez surveiller vos services sans plafond de moniteurs ni abonnement mensuel. L’installation prend cinq minutes, l’interface est assez propre pour être utilisée quotidiennement, et les 90 canaux de notification couvrent tous les usages, de l’alerte Telegram au déclenchement PagerDuty.

Restez sur Uptime Robot (plan gratuit) si vous avez moins de 50 services et que vous ne voulez pas administrer un container supplémentaire. La version gratuite suffit pour un petit parc, et la multi-localisation native vous évite d’avoir à configurer Globalping.

Montez sur Better Uptime si vous avez besoin d’incident management complet — rotations d’astreinte, timelines, intégration runbook — et que vous êtes prêt à payer au moins 24 $ par mois pour ne pas avoir à bricoler ces fonctions vous-même.

Dans tous les cas, la question n’est plus « quel outil choisir ? » mais « pourquoi ne pas avoir commencé hier ? ». Un monitoring qui tient dans 50 Mo de RAM et ne coûte rien, ça n’arrive pas tous les jours.

Références

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